Année
2016
Abstract
La non reconnaissance de la complexité inhérente au monde où nous vivons a pour effet dominant l’émergence de complexités délétères. Il est indispensable de reconnaître la complexité du monde où nous vivons pour y rendre les actions et les opérations (paradoxalement) plus simples. Or, un double simplisme caractérise tendanciellement le management. Celui, pratique, du court-termisme spontanément orienté vers les solutions – parfois sans savoir à quels problèmes cela correspond ou s’il s’agit des problèmes pertinents à traiter. Et celui, théorique, issue de la formalisation des bases de la science politique moderne, qui présuppose que les humains sont des individus d’emblée égaux entre eux, libres et rationnels, dont la pratique quotidienne consiste à évaluer le rapport entre gains et pertes potentiels toutes opérations possibles confondues. En contre-point de ces simplismes tendanciels, la pensée complexe d’Edgar Morin apparaît comme une voie de réelle montée en puissance de l’efficacité des organisations, et du bonheur de leurs membres.
BIBARD, L. (2016). Management et complexité : un détour nécessaire. Dans: François L’Yvonnet (ed.). Morin. 1st ed. Paris: L’Herne, pp. 183-185.